La générosité envers les autres est-elle une simple question de mathématiques ? Je vous donne cinq Euros ; par conséquent, je suis plus pauvre de cinq dollars et vous êtes plus riche de cinq Euros. La Bible enseigne que donner nous rend plus riches, et non plus pauvres. Et vous entendez sans cesse ce message de la part d’organisations religieuses qui veulent votre argent. Ce que vous n’entendez pas tout le temps, c’est que donner à quelqu’un ou à une organisation ne les rendra peut-être pas plus riches. Ce don pourrait-il représenter une perte totale pour eux ? Ce principe de perte totale se trouve également dans la Bible. Ouvrons une nouvelle fois la Bible pour en savoir davantage !
Copyright © Bruce N. Cameron, J.D. Toute reproduction de cette étude, même partielle, n’intégrant pas le présent paragraphe dans son entier est interdite, de même que toute utilisation à des fins commerciales. Cette étude est publiée en ligne à l’adresse https://etude.bible. Toutes les références bibliques se réfèrent à la version Nouvelle Français courant (NFC), 2019, sauf indication contraire. Des réponses suggérées sont placées entre parenthèses. Priez pour être guidé(e) par l’Esprit saint pendant que vous étudiez la Bible.
- Jésus et la gestion des ressources
- Lisez 2 Corinthiens 8.9. Paul présente une approche mathématique simple du don que Jésus nous a fait. Il s’est appauvri et nous nous sommes enrichis. S’agit-il là d’une description incomplète de la gestion des dons de la part de Jésus ?
- Lisez Philippiens 2.7-10. Que nous apprend cela sur le résultat du renoncement volontaire de Jésus ? (Dieu a élevé Jésus au plus haut rang et lui a donné « le nom qui est supérieur à tout autre nom ». Tous se mettront à genou devant lui.)
- Lisez Apocalypse 5.11-13. Aimeriez-vous avoir du pouvoir et de la richesse ? Ce texte dit que Jésus a reçu du pouvoir et de la richesse grâce à son sacrifice.)
- Jésus était pleinement Dieu avant de s’humilier et de devenir homme. Comment pourrait-on donner à Dieu quelque chose qu’il ne possédait pas déjà ? (Si vous relisez le livre de la Genèse, depuis la chute de l’humanité jusqu’au déluge, vous constaterez que Dieu était engagé dans une lutte contre Satan. La vie, la mort et la résurrection de Jésus lui ont valu la victoire, ainsi que la puissance, la richesse et la gloire universelles.)
- Lisez Malachie 3.10-12. Quelle est la promesse que Dieu a faite à son peuple ? (Le fait de payer la dîme vous apporte des bénédictions surnaturelles (« les vannes des cieux »). Non seulement vous ne manquerez plus de rien, mais Dieu bénira activement votre travail.)
- Lisez Proverbes 21.20 et Proverbes 19.19. Quel bienfait apporte le sacrifice de Jésus à ceux qui rejettent sa grâce ? (Ce n’est pas parce que l’on donne de l’argent à quelqu’un que cela lui sera forcément profitable. C’est un peu comme ceux qui ne parviennent pas à maîtriser leur colère : si on les sauve des conséquences de leur mauvais comportement, il faudra recommencer.)
- Lisez 2 Corinthiens 6.1. Que signifie la grâce de Dieu « négligée » ? (Certains ne l’acceptent pas, et le don est donc offert sans résultat.)
- La bienveillance réfléchie
- Lisez 2 Corinthiens 9.7. Nos dons caritatifs doivent-ils être mûrement réfléchis ? (Paul affirme que donner est un choix.)
- Quand Paul écrit que le don ne doit pas se faire à regret ni par obligation, en quoi cela vous aide-t-il à comprendre la notion de générosité ? (Notre décision, qui vient du cœur, ne doit pas être prise par obligation. Nous devons avoir envie de donner. Nous devons donner avec joie.)
- Réfléchissons à nouveau à ces dons qui encouragent des comportements destructeurs ou qui soutiennent une cause vouée à l’échec. Le don sans discernement est-il compatible avec l’enseignement de Paul selon lequel le don doit être mûrement réfléchi, volontaire et joyeux ?
- Lisez 2 Corinthiens 9.6. Est-ce là un élément dont nous devons tenir compte lorsque nous donnons ? (En énonçant ce principe, tout comme le fait le texte de Malachie 3, on montre que la prise en compte de nos propres ressources doit faire partie intégrante de notre décision de donner. Si vous voulez avoir davantage, vous devez donner davantage.)
- Ma femme passe beaucoup plus de temps que moi à réfléchir à la manière de donner et aux personnes à qui nous devrions donner. Je me souviens d’une période passionnante où elle a décidé de faire un don d’un montant inattendu à quelqu’un. Peu de temps après, nous avons reçu une somme d’argent inattendue, à peu près du même montant. Elle a ensuite fait un autre don, et une fois de plus, nous avons reçu une nouvelle somme d’argent inattendue. Je ne me souviens plus combien de temps cela a duré, mais cela nous a procuré beaucoup de joie de voir Dieu à l’œuvre.
- Les bénédictions se résument-elles uniquement à l’argent ? Les disciples de Jésus semblaient être pauvres pendant leur mission. (Même si Malachie mentionne spécifiquement les bénédictions liées au travail, je pense que la notion de « bénédiction » est bien plus large que l’argent. Pour certains, posséder beaucoup d’argent n’est pas une bénédiction.)
- Lisez 2 Corinthiens 9.11. Jusqu’à présent, j’ai supposé que nous parlions de dons d’argent. Est-ce là le seul type de don dont parle Paul ? (Paul évoque le fait d’être « riche en tout » et de se montrer « sans cesse généreux ».)
- Quelles autres façons y a-t-il d’offrir des cadeaux et de faire preuve de générosité ? (Donner de son temps.)
- Le temps est-il comme l’argent, dans le sens que si on en donne aux autres, on en a davantage ? (Contrairement à l’argent, nous disposons tous d’un temps limité. Mais je pense que le principe multiplicateur s’applique tout de même. Il y a des années, j’ai acheté une voiture d’occasion et j’étais impatient de faire la vidange. Le lendemain, des membres de mon Église m’ont demandé de mettre à profit mes compétences en menuiserie pour aider, dès le matin, à la construction de notre nouvelle église. J’ai décidé d’y aller. Quand je suis rentré chez moi et que je me suis glissé sous la voiture, le bouchon de vidange du carter d’huile ne ressemblait à rien de ce que j’avais vu auparavant. Je me suis relevé et je suis resté là à me demander où je pourrais acheter un outil adapté. Mon regard s’est posé sur ma ceinture à outils de menuisier et sur le manche de mon arrache-clou. Le manche s’adaptait parfaitement au bouchon de vidange et j’ai pu faire la vidange. Si je n’avais pas travaillé à la construction de l’église, je suis sûr que j’aurais passé des heures à faire le tour des magasins pour essayer de trouver le bon outil.)
- Lisez 2 Corinthiens 9.12-13. Quels autres effets positifs découlent de votre générosité envers les autres ? (Ceux que vous aidez rendront gloire à Dieu pour votre don.)
- Quand je conseille des jeunes sur leur futur parcours professionnel, je leur suggère de choisir un métier qui leur permette d’aider les autres. Est-ce un bon conseil, ou recommanderiez-vous plutôt un métier qui permette de gagner beaucoup d’argent ? (Aider les autres peut procurer un sentiment durable d’utilité et de joie. L’argent seul constitue une base insuffisante pour choisir le métier de sa vie.)
- Examinons un autre aspect de 2 Corinthiens 9.13. Devrions-nous nous soucier de savoir si ceux qui bénéficient de notre aide rendent gloire à Dieu ? (L’une des principales associations caritatives que je soutiens vient en aide aux autres et attribue cette aide à l’œuvre de Jésus. Une autre association, que je ne soutiens pas, vient également en aide aux autres, mais ne mentionne pas du tout que son action est motivée par la religion.)
- Lisez 1 Timothée 5.9. Que veut dire Paul lorsqu’il écrit qu’une veuve est « inscrite » ? (Les versets précédents font référence à l’aide apportée aux veuves. Il s’agit ici d’une référence au fait de figurer sur la liste des veuves aidées par l’Église.)
- Lisez 1 Timothée 5.9-13. Le besoin est-il le seul critère à prendre en compte pour déterminer quelles veuves bénéficieront d’un soutien régulier de la part de l’Église ? (Non. Il faut venir en aide à celles qui accomplissent de bonnes œuvres, tandis que celles qui ne le font pas n’en bénéficieront pas.)
- La règle que Paul a donnée à l’Église primitive s’applique-t-elle à vos dons ? Vos dons devraient-ils découler de décisions prises du fond du cœur ?
- Lisez Lévitique 19.9-10, Deutéronome 24.19-21 et 2 Thessaloniciens 3.10. Qu’est-ce que cela nous apprend sur l’aide à apporter aux pauvres ? (L’approche biblique exige que les pauvres soient disposés à travailler. S’ils ne veulent pas travailler, ils ne participeront pas à la moisson.)
- Cela devrait-il entrer en ligne de compte dans notre décision quant aux personnes à aider ? (Nous devrions également nous demander si la personne démunie est incapable de travailler.)
- Ces textes nous apprennent-ils quelque chose sur la manière de prendre une décision mûrement réfléchie lorsqu’il s’agit d’aider les personnes dans le besoin ?
- Donner de l’argent à une personne dans le besoin est-il la meilleure décision ? (La Banque mondiale indique qu’entre 1990 et 2025, le nombre de personnes vivant dans l’extrême pauvreté est passé d’environ 2,3 milliards à 831 millions. Cette amélioration n’est pas le fruit d’un transfert de richesse des riches vers les pauvres, mais résulte plutôt d’une forte croissance économique rendue possible par la libéralisation de l’entreprise privée, du commerce et de la concurrence.)
- Cher/ère ami(e), voulez-vous envisager d’aider ceux qui sont dans le besoin ? La générosité est une source de bénédiction pour vous. Faire preuve de sagesse dans vos dons est une source de bénédiction pour les pauvres. Pourquoi ne pas demander à l’Esprit saint de guider vos dons ?
- Lisez 2 Corinthiens 9.7. Nos dons caritatifs doivent-ils être mûrement réfléchis ? (Paul affirme que donner est un choix.)
- La semaine prochaine : Les faux enseignants.
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